Gendarmerie et ses19 logements
D-Side , Justine Reverchon Architecte, LH pays., TPFI, et Emacoustic
Livré 2022
Construction d’une caserne de gendarmerie et de 19 logements sur une parcelle de 4 716 m2 - 2070 m2 sur concours Esquisse +
SAINT SAVIN
Première participation à un concours sur esquisse en marché public pour l’équipe d’architectes, première chance pour faire projet, premier projet sélectionné !
Si nous avons eu la possibilité de proposer notre architecture c’est qu’il y a eu ce jour de juin 2017, un jury qui a cru en nous, merci !
Ce projet a été pour toute l’équipe un très gros travail sur le plan masse en premier lieu, programme lourd et très complet, terrain de taille réduite pour un équipement rural, mais malgré tout une volonté de l’équipe: proposer un bâtiment emblématique et fort en front de rue pour la gendarmerie, et éviter le bloc dense sur l’arrière pour les logements. Notre fil conducteur: malgré une densité forte, proposer un habitat le plus associé au tissu des pavillons voisins en les intégrant au maximum (gabarit, couleurs, densité). Pour ce faire, ils ont été conçus comme des maisons individuelles réinterprétées en logements intermédiaires (logements collectifs avec entrées individuelles).
Nous avons aussi insisté sur les marqueurs locaux, avec en matériaux la maçonnerie, en couleurs le beige, le blanc, et pour les volumes les toitures à deux pans.
Un EMBLEME (institution) mais aussi un ABRI (sphère privée).
Concevoir une gendarmerie, emblème institutionnel (abritant une opération recevant du public, une fonction de l’Etat et des logements) est un véritable challenge.
La Gendarmerie nationale est une des plus anciennes institutions françaises. Elle est profondément ancrée dans les territoires, notamment par son maillage territorial. Le lieu doit en être l’emblème.
Ancrage dans le territoire (respect des typologies/matériaux/couleurs).
Rigueur et ordre (façade sur rue identifiable).
Protection (au sens figuré comme au sens propre).
Les gendarmes eux-mêmes sont logés in situ par nécessité de service. Le secteur des logements doit donc être un abri permettant de concilier vie professionnelle et familiale.
Déconnexion avec le travail (possibilité de « couper » physiquement une fois dans la sphère intime).
Appropriation des espaces (singularisation et reconnaissance, à travers le bâti, le logement).
Espace commun (espace de convivialité, lieu de partage et d’échange).
Filtres, nuances entre espaces public/semi-public/privé (transitions adoucies par les espaces, interfaces).
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